Éthylotest antidémarrage : une alternative à la suspension du permis

15 mars 2019

Pour lutter contre la conduite en état d’alcoolémie et contre la récidive de ce délit, le CISR du 9 janvier 2018 a souhaité favoriser l’usage de l’éthylotest anti-démarrage (EAD), actuellement trop peu utilisé, en complétant le dispositif existant par une mesure extrêmement innovante. 

Après une expérimentation dans sept départements (Drôme, Finistère, Loiret, Manche, Nord, Vendée et La Réunion),  Christophe Castaner a décidé d’étendre à tout le territoire français la possibilité pour des personnes contrôlées en situation d’alcoolémie relevant du tribunal correctionnel d’éviter, sur décision préfectorale, la suspension de leur permis moyennant l’obligation de conduire un véhicule équipé d’un éthylotest anti-démarrage.

Les préfets de tous les départements ont la possibilité désormais de demander à certains automobilistes contrôlés en situation d'alcoolémie d'installer dans leur véhicule un éthylotest antidémarrage (EAD) en alternative à une suspension de permis de conduire.

Ce dispositif qui peut concerner les personnes présentant une alcoolémie supérieure à 0,8g/l oblige les conducteurs à ne conduire que des véhicules équipés d'EAD pendant 6 mois (le tribunal pouvant décider de prolonger cette obligation sur une durée de 5 ans).

L'EAD interdit le démarrage du véhicule :

  • si le taux d'alcool est positif ;
  • ou si le démarrage ne s'est pas déroulé dans les 2 minutes qui suivent le résultat du contrôle.

Un EAD coûte environ 1 300 €, il est à la charge de l'automobiliste.

Il est également possible de louer ce matériel (pour à peu près 100 € par mois).

Dans tous les cas, il faut ajouter à ce prix celui du montage et du démontage du matériel sur le véhicule utilisé.

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